La RDC dispose de tout ce qu'il faut pour devenir une puissance économique : ressources naturelles, position géostratégique, jeunesse nombreuse. Ce qui manque, ce sont des ponts — entre l'État et l'entreprise, entre le capital et les porteurs de projets, entre la RDC et le monde. Jean Thierry Monsenepwo s'emploie à les construire.
Stabiliser pour développer
L'énergie est le sang de l'économie. En sécurisant l'approvisionnement en carburant du pays et en contribuant à la baisse historique des prix d'octobre 2024, l'action menée à COBIL SA a bénéficié à toute la chaîne économique : transporteurs, commerçants, industriels et ménages. La stabilisation du marché pétrolier est le socle sur lequel les autres secteurs peuvent bâtir.
La diplomatie économique en action
Convaincu que le développement passe par l'intégration régionale, il a fait de l'ouverture internationale de COBIL SA un axe stratégique. Le bureau de représentation de Johannesburg, inauguré en novembre 2024 en partenariat avec la société sud-africaine Gimgro, n'est pas un simple relais logistique : il sert de pont commercial entre les entreprises sud-africaines actives en RDC — notamment dans le secteur minier — et l'économie congolaise. De Dar es Salaam à Pretoria, chaque partenariat signé rapproche la RDC de ses voisins et renforce sa position dans les échanges régionaux.
« Bâtir des ponts entre la RDC et le monde pour transformer notre potentiel en puissance. »
Soutenir l'entrepreneuriat congolais
À travers la coopérative La Colombe, Jean Thierry Monsenepwo finance directement les jeunes porteurs de projets. Lors de la RIDOPP 2024, il a annoncé l'accompagnement de dix start-ups congolaises à fort potentiel. Sa conviction : l'économie congolaise de demain ne se construira pas seulement dans les grandes entreprises publiques, mais aussi dans les milliers d'initiatives privées portées par la jeunesse.
Une ambition assumée pour le pays
Interrogé sur ses ambitions, il répond qu'il ne « lorgne pas un ministère », mais qu'il se tient prêt à servir là où la République l'appellera — citant volontiers la transformation numérique, l'économie et la communication stratégique comme les domaines où il pourrait apporter le plus. « Je ne suis pas en quête de fauteuil, mais de mission », résume-t-il.